11 Serpents de Philippe Saimbert.

Publié le par sandrine isac

Un grand merci à Philippe Saimbert pour la découverte de son roman. Il aura été le premier lu sur ma liseuse. Je sais une bibliophile convaincue comme moi qui lit sur liseuse ça peut paraître étrange. En tout cas, il y a encore un an de ça je n’aurai pas voulu m’y mettre mais cette année 2016 a été une année riche en lecture numérique que ce soit pour les indés ou pour les OP de chez Bragelonne dont je suis friande. La liseuse est devenue une nécessité même si je reste fidèle au format papier qui est toujours mon format préféré (comment voulez-vous que je remplisse ma bibliothèque sinon ?) j’avoue avoir apprécié ma lecture sur ce support. Beaucoup plus agréable et confortable que sur ma tablette même si l’écran est plus petit du coup.

Une histoire de famille où chaque personnage à un tempérament bien trempé. Des caractères propres à chacun, voir caricaturaux, et qui donne beaucoup de dynamisme aux échanges mouvementés verbaux lors des réunions de famille. Une vieille fille obsédée par son chat, des parents possessifs à l’encontre de leur fille qui est habituée à être le centre du monde, un couple de prof qui prennent les autres de haut et se plaisent à faire la leçon à leur entourage ou encore un trader assoiffé d’argent etc... Je ne vais pas dévoiler tous les personnages :)

" La terrible cousine Abeline, aussi riche qu’originale, convie amis et famille dans son domaine pour leur faire une étrange proposition. Elle leur propose un jeu où les participants devront se montrer drôles et machiavéliques. 
Elle cédera la moitié de sa fortune à celui ou celle qui remportera le défi.
11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort.

Coups de théâtres, scènes cocasses et parfois cruelles vont s’enchaîner jusqu’à l'incontournable twist final."

Bref il y a ici un florilège de situations amusantes à mettre en place avec toutes ces personnalités différentes et bien senties. Et n’oublions pas le personnage central (mais pas principal) cette chère Abeline qui va exacerber tous les sentiments bons et surtout mauvais de sa petite famille pour déterminer à qui reviendra la moitié de sa fortune à sa mort.

Un jeu cruel une compétition acharnée va se mettre en place. Ceci dit, ces situations pour certaines, ne manqueront pas d’humour… noir pour la plupart. En tout cas moi cela m’a fait sourire à plusieurs reprises. La riche cousine souhaite les mettre au défi et ainsi instauré un genre de concours pour établir qui touchera le fameux héritage faisant ressortir en chacun le pire de ce qu’ils peuvent être. Elle désire qu’on la divertisse et tous les coup bas son permis pour cela. Abeline aime rire et ce aux détriments des autres. Voilà pourquoi ce jeu s’avérera douloureux pour certains d’entre eux.

Quand l’appât du gain fait ressortir ce qu’il y a de plus vil en nous, en restera-t-il un ou une qui refusera de franchir certaines limites ?

Paradoxalement, alors qu’elle devrait être le personnage le plus méprisable du roman puisque c''est elle qui va pousser sa famille à révéler son côté le plus obscur, j’ai bien aimé Abeline. À tort ou à raison ? Il faudra lire le roman pour vous faire votre propre idée ;)

Une lecture divertissante, une plume fluide et dynamique. L’auteur a choisi de donner le rôle principal de son roman au loser de service, Philippe, dont je n’ai pas encore parlé. C’est aux travers de ces yeux et de son analyse que le lecteur vit cette aventure. Divorcé, auteur sans le sou, c’est celui qui estime avoir tout raté et qui est souvent la risée de la famille mais c’est aussi celui qui est le plus humain, qui a le plus de compassion et finalement qui est le plus attachant. Il est celui qui souffre le moins d’être ce qu’il est puisqu'il admet ses faiblesses et vie avec. Il n’essaie pas d’en mettre plein la vue aux autres comme le font les membres de sa famille. Il est le personnage le plus égal à lui-même du roman et c’est peut-être ce qui fera la différence… ou pas ! À vous de lire 11 Serpent pour le découvrir.

Le petit plus :)

J’ai beaucoup aimé la référence au sujet de son roman précédent (L’héritage de tatie Lucie) que l’auteur a intelligemment réussi à introduire dans ce roman-ci. Un clin d’œil qui donnera certainement envie aux lecteurs qui auront apprécié celui-ci de le découvrir.

Comme promis voici les 5 prochaines chroniques littéraires à venir :

-- Les Grisommes - tome I - Avènement de Frédéric Livyns de Séma éditions

-- Le testament de la comtesse des ténèbres de Bernard Grandjean - Autoédition

-- Ahriman de Gwenn Aël - Éditions Lune Écarlate

-- Terres interdites - tome I - L’enfant de la prophétie de Rébecca Monnery - Autoédition

-- Condamné de Guillaume Fleurance - Autoédition.

Comme je l’ai déjà mentionné lors de mon bilan 2016, cette année sera surtout axée sur la découverte des nouvelles maisons d’éditions et de leurs auteurs. J’espère que ça me laissera aussi le temps de m’occuper de ma PAL en sachant que je n’oublie pas les autoédités puisque bon nombre d’entre eux en font déjà partie.

 

Correction article : LE ROBERT CORRECTEUR : Crédit image : Amazon

Publié dans Auto édition

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