Bonus n°2 - Une issue inattendue

Publié par sandrine isac

Extrait Les Gardiennes de l'Ombre - La Magie du Cristal - Tome 1 de Sandrine Isac
Bonus n°2

Voici donc le Bonus n°2 !

Extrait du roman : Les gardiennes de l'Ombre - La Magie du Cristal - Tome 1

Chapitre XIV Première ou seconde page selon le format :

Tamarra est retenue au manoir de la Confrérie. La porte s'ouvre... personne n'entre...

 

La fenêtre de Tamarra ne donnait pas sur l’entrée du manoir, pourtant elle percevait de l’effervescence dans les couloirs. Certainement une soirée à laquelle on ne la convierait pas de peur qu’elle ne révèle être retenue contre son gré. Ce qui s’avérait être le moment idéal pour rechercher de l’aide afin de s’échapper du guêpier dans lequel elle avait foncé tête baissée.

Son dernier rêve ne cessait de la hanter. Don la rassurait et lui annonçait qu’il venait la sauver. Pouvait-elle y croire alors que dans le précédent il se jouait d’elle et se métamorphosait en démon ? Difficile de faire la différence entre la réalité et l’illusion. Comment savoir si c’était bien Don qui lui parlait dans ce songe ou cet être maléfique revenu la tourmenter ?

Elle soupira, lasse. Se retrouver ainsi, captive, sans savoir ce que ces hommes lui voulaient exactement et ce qu’ils prévoyaient de faire d’elle… et de son bébé était insupportable !

Les yeux clos, elle s’assit sur le lit et baissa la tête, tentant de se remémorer le visage de Don et de faire renaître ce sentiment d’apaisement ressenti durant sa visite lors de son sommeil. La jeune femme désirait croire qu’il avait réussi à communiquer avec elle. Peu importait l’étrangeté de la chose… Après tout, il était bien un vampire. La possibilité qu’il puisse s’adresser à elle dans ses rêves était-elle si inconcevable que cela ? Il fallait bien qu’elle se rattache à quelque chose.

Le déclic du verrou de la porte la tira de ses pensées. Elle redressa la tête et la vit s’ouvrir, ou du moins s’entrebâiller. D’abord surprise, la jeune femme espéra voir apparaître Don, mais personne n’entra. Tamarra s’avança lentement de la porte et l’ouvrit un peu plus, prudemment, lentement. Personne. Elle passa le pas de la porte et n’entendit que les discussions des gens de maison occupés à l’organisation de la réception.

Il lui fallait réfléchir rapidement. Pourquoi ne pas profiter de la foule et des allées et venues nombreuses des invités pour sortir et fuir ? Trouverait-elle un moyen de locomotion ou devrait-elle courir vers la forêt pour se mettre à l’abri des regards ? Tamarra se demanda subitement s’il y avait des loups en Écosse.

La peur et l’exaltation grondaient en elle. Il fallait qu’elle sorte ! Qu’elle cesse de réfléchir et qu’elle agisse ! Les mains moites, son cœur battait à tout rompre.

Elle entendait des discussions en sourdine. La réception devait se tenir dans l’autre aile du manoir. Ce qui la rassura car il y aurait moins de risque qu’on la surprenne. Mais, y avait-il une issue de ce côté-ci du manoir ou devrait-elle rejoindre la partie habitable et passer par la porte principale ?

Pourquoi n’avait-elle pas découvert dans cette vieille demeure un quelconque passage secret, comme dans les films, qui l’aurait menée à l’extérieur ?

Tamarra ne désespérait pas d’entendre la voix de Don la guider. Mais rien de tel ne se produisit. Pourtant, quelqu’un lui avait bien ouvert la porte.

Elle se dirigea vers le couloir déjà emprunté avec Mark pour se rendre dans le bureau de William. Elle descendit l’escalier. Toujours personne. Néanmoins, elle entendait clairement des voix cette fois-ci, mais il s’agissait davantage d’ordres que de discussions.

— Où as-tu la tête voyons ! Ce sont les petits fours qu’il faut servir en salle et pas les entrées du repas !

— Ah bon, bah moi j’ai pas fait attention. C’est tout petit, on dirait des petits toasts.

Ce devait être les cuisines. Certainement des extras recrutés pour l’occasion. Ce qui arrangerait bien ses affaires. Il lui suffisait de passer par là et de prétendre être l’une d’entre eux. Ensuite, peut-être s’excuser d’avoir oublié sa tenue et sortir par la porte des cuisines, si comme elle espérait-il y en avait une, prétextant aller la récupérer.

Prenant son courage à deux mains elle poussa la porte et se retrouva nez à nez avec une dame aux cheveux blancs montés en un chignon strict et au regard furibond.

— C’est à cette heure-ci que vous arrivez, vociféra-t-elle ! La réception est déjà bien entamée. Et vous n’êtes même pas en tenue. Quelle misère ! Allez mon petit, allez vous changer !

Tamarra se contenta de baisser les yeux sous le regard accusateur de la gouvernante. La porte menant à l’extérieur était là juste devant elle, à quelques pas. Elle traversa rapidement la cuisine, saisit la poignée de la porte, l’ouvrit. L’air frais du soir lui fouetta le visage et rafraîchit les sueurs froides causées par son stress. Elle inspira profondément cette brise salvatrice.

— Pas si vite Mademoiselle Locknan !

Elle s’arrêta net alors qu’elle allait enfin franchir le seuil, sentant son cœur défaillir.

 

— Comment peux-tu être sûr qu’elle va prendre le bon chemin ?

Grégoire fixa un instant Sull, l’autre incube avec qui il attendait la sortie de Tamarra. Il n’en savait rien, mais Grégoire était convaincu qu’elle ne passerait pas par l’entrée principale, trop dangereux. La seule issue possible restait celle des cuisines. D’autant qu’elle se trouvait proche de l’aile du manoir où la jeune femme était retenue prisonnière.

Lilas avait suivi les indications de l’incube ce qui lui avait permis de se diriger et de déverrouiller la porte de la captive. Depuis son incartade dans les rêves de Tamarra, l’incube avait gardé une empreinte de la jeune femme en lui, même s’il ne parvenait plus à s’immiscer dans ses rêves, il pouvait sentir sa présence lorsqu’il ne se trouvait pas loin d’elle.

S’introduire lui-même et lancer un assaut, alors que le manoir était non seulement protégé contre les démons, mais aussi, certainement équipé pour les éliminer, n’aurait pas été une bonne idée. Le maître ne pouvait donc pas se manifester. Lilas devait se tenir à carreaux et ne surtout pas quitter le puissant talisman qui rendait sa nature originale indétectable. Le démon n’affectionnait pas ces talismans et autres breloques qui annihilaient sa véritable personnalité.

Il était préférable que la jeune femme vienne d’elle-même à lui plutôt qu’ils n’attaquent le manoir surprotégé.

Grégoire prévoyait d’endormir Tamarra dès qu’elle franchirait le seuil de la cuisine. Il l’emporterait discrètement, se cachant grâce aux arbres et à l’obscurité qui régnait de ce côté-là, et la transporterait jusqu’à leur véhicule garé parmi ceux des livreurs. Il n’avait pas été difficile de se faire passer pour l’un d’entre eux grâce à la réception.

L’incube, bien que patient, commençait à douter. Cela faisait plusieurs minutes maintenant que Lilas lui avait envoyé le message l’informant que Tamarra était sortie de sa chambre. La porte s’ouvrir et la jeune femme apparut enfin, mais elle s’immobilisa.

Grégoire comprit qu’elle venait d’être prise sur le fait. Il s’élança vers elle, et avant qu’elle ne comprenne ce qui lui arrivait, déposa ses lèvres sur les siennes. Elle perdit connaissance immédiatement dans ses bras. Sans un regard en arrière, il prit la fuite chargé de son précieux butin. Sull et les incubes qui attendaient dans le van de livraison se précipitèrent pour protéger sa fuite. Le moteur tournait déjà lorsqu’il se jeta à l’intérieur.

 

William discutait, sous le charme de la délicieuse Lilas qui revenait de se repoudrer le nez, lorsque Lionel vint le chercher. Affolé, il l’entraîna un peu trop sèchement à son goût vers les cuisines.

— Tamarra s’échappe. Un homme vient de l’enlever !

— Tamarra s’échappe ou un homme l’enlève ?

Lionel le toisa au bord de la crise de nerfs.

— On nous attaque !

La sirène du manoir se mit alors à retentir. Soudain très sérieux, William, se précipita à l’extérieur, talonné par Lionel. Il se retrouva face à face avec… un homme très grand et à l’allure bestiale qui se jeta sur lui. Le Lord se défendit, mais son poing ne toucha même pas la créature dont la force et la rapidité étaient phénoménales. Il se retrouva projeté contre un mur en pierre de la façade du manoir.

 

Ethan les avait suivis. Avant que l’incube ne s’en prenne une nouvelle fois à William, il le repoussa en balayant l’espace d’un seul geste du bras, ce qui le propulsa à plusieurs mètres en arrière contre un arbre. Lilas, restée sur le pas de la porte, simula un cri d’effroi et fit mine de s’évanouir. Ethan revint alors aussitôt vers elle.

— C’est bon, lui chuchota-t-elle dans le creux de l’oreille, alors qu’il la retenait dans ses bras. La fille est avec Grégoire et tu viens de sauver la vie de William. Bien joué !

 

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Correction article et en partie roman : LE ROBERT CORRECTEUR.